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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 23:31

Enfin une bonne nouvelle ! Il était temps. Depuis le 7 janvier, rien n’était advenu de sympathique, agréable, jovial ou distrayant. A peine un pigeon s’était-il oublié sur l’épaule de "Moi-Président" le 11 janvier, en plein défilé de soutien à... on ne sait plus qui et on ne sait plus quoi, tant la soi-disant unité nationale, à peine proclamée, a volé en éclat. A part ça, rien.

Des plans sociaux, des usines prêtes à sauter, des attentats à Copenhague, des lois qui s’adoptent sans être votées, des urgences hospitalières engluées dans une épidémie de grippe, rien qui puisse nous mettre les sens en émoi, aucune lueur d’espoir, nulle perspective de réjouissance…et puis, au fond du tunnel, alors que l’obscurité se faisait particulièrement sombre comme pourrait le chanter Indochine, voilà qu’une histoire belge mêlée d’un rayon de soleil asiatique vient secouer notre torpeur : Madame Panda serait en chaleur !

Madame Panda, c’est l’épouse de Monsieur Panda. Malgré l’effroyable ringardise du tropisme, il paraît que, de nos jours, le fait de mélanger un mâle et une femelle reste l’un des meilleurs moyens d’assurer la reproduction de l’espèce, c’est incroyable ce que la nature peut être réactionnaire et homophobe !

Monsieur et Madame Panda sont arrivés en Europe par la Chine, mais pas à pied, n’en déplaisent aux contrepéteurs, non, ils arrivèrent par un convoi exceptionnel à travers les airs, financé par la République Française. Avouez quand même que ça a un peu plus de tenue que tous ces pouilleux de migrants qui traversent la Méditerranée sur des radeaux de fortune pour venir s’échouer à Lampedusa quand ils n’ont pas le bon goût de mourir avant la fin du voyage.

Le Chinois, c’est poli comme dirait le monosexuel. Le Chinois, ça sait se tenir, et pas seulement à deux mains. Monsieur et Madame Panda, c’est Nicolas Sarkozy (l’ancêtre de "Moi-Président" pour les plus jeunes) qui était allé les chercher lui-même dans l’Empire du Milieu. Prêtés par la Chine, Monsieur et Madame Panda, pas donnés, faudrait quand même voir à ne pas abuser. Autant un pays peut donner ses opposants politiques, ses crève-la-faim, ses populations disséminées par une guerre civile, ses sans-dents, autant le panda, ça ne se donne pas, ça se prête. Monsieur et Madame Panda, eux, furent donc prêtés, pour 10 ans, charge à eux de se reproduire d’ici-là, si nous avions quelque ambition de conserver une descendance.

Pas simple, la reproduction du panda. Madame Panda est en chaleur 72 heures par an. Quand j’ai appris ça, j’ai remercié le Seigneur d’être né homme et j’ai décidé d’arrêter de me plaindre des migraines vespérales de ma femme. 72 heures par an. Ça laisse 8688 heures par an (8712 heures les années bissextiles) pour penser aux 72 heures de l’année prochaine : ça doit être l’enfer la vie de Monsieur Panda, certainement l’une des raisons pour lesquelles, à longueur de journée, il se répète : « je mastique le bambou » (où l’on s'aperçoit d’ailleurs du faible niveau intellectuel du panda qui ne connaît même pas le verbe « mâchonner »).

J’en étais à ces considérations zoologiques, grammaticales et anthropomorphiquement navrantes lorsque la consolation se profila à l’horizon : c’est une histoire belge tout ça ! La Madame Panda, dont à propos de laquelle j’avais entendu parler, n’est pas d’ici. Elle habite un zoo en Belgique, et à raison de 72 heures par an, comme me disait un ami Belge : « Elle est en chaleur, une fois ».

La semaine prochaine, je vous raconterai l’histoire du gars qui survole Paris en avion, et vous trouverez ça drone.

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commentaires

Actualité 02/03/2015 13:33

Yeah! Un peu de joie et de légèreté, ça fait du bien.
Les bonnes nouvelles, ça aide à focusser sur le positif!! (Y)

Profil

  • Fabrice Dayron
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain.
Témoin intéressé de son époque.
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain. Témoin intéressé de son époque.

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