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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 06:55

Podcast

 

Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler d’argent parce que ça a été le sujet de la semaine, crise de la dette oblige.

Il fallait trouver 11 milliards d’euro, une paille, le montant du nouveau, mais pas du dernier, plan de rigueur. Forcément, ça a provoqué beaucoup de grogne : est-ce qu’on taxe les sodas ou les parcs d’attractions, les nuits d’hôtels de luxe ou les plus-values immobilières, toute une pagaille pendant qu’en une demi-journée à peine et sans débat, on filait 15 milliards aux Grecs.

 

La Grèce est très malade on le sait, j’en ai moi-même fait l’expérience pas plus tard qu’hier. En cette saison de brame en effet, je chassai la Grecque dans le parc de Chambord quand je tombe sur un spécimen magnifique. Après une approche en bonne et due forme, suivie d’un dîner aux chandelles, je commence à me faire plus pressant auprès de la jeune Hellène pour qu’elle comprenne, malgré la barrière de la langue, que la vibration de mes tissus érectiles est en train d’atteindre un point paroxystique quand, v’là-t-y-pas qu’elle me dit : « Non, chéri, pas en ce moment, je suis solidaire avec mon peuple, j’ai mal à la dette ». Eh, vous ne trouvez pas que vous poussez un peu les Grecs ? Nous aussi on a mal, mais on ne fait pas nos chochottes, on le dit moins. Bref, pour revenir au sujet premier, j’ai pensé qu’on aurait pu prendre les 15 milliards des Grecs pour se les donner à nous-mêmes et suggérer à nos amis Grecs d’aller se faire voir chez eux-mêmes, c’est pas très loin pour eux et ça ferait de l’argent facilement pas dépensé.

 

Autre idée, on pourrait demander aux chefs d’états africains, qui ont apparemment la générosité à fleur de peau, de se cotiser et d’amener directement à Bercy et non plus à l’Elysée les valises de liquide diplomatique. Ça renflouerait les caisses de la maison France, d’autant que  la fortune personnelle des grands démocrates africains a curieusement tendance à égaler le montant de l’aide que nous leur distribuons généreusement avec l’argent du contribuable.

 

Pour faire des économies, on pourrait aussi faire des coupes dans les dépenses, en commençant par exemple par les retraites. Et là nous avons en France un précurseur, le docteur Bonnemaison. Vous en avez entendu parler j’imagine, de ce médecin de Bayonne, dont les clients âgés avaient le bon goût de mourir rapidement, si vite d’ailleurs que la justice a décidé de mettre son nez dans le dossier. Bon sang, mais, vous ne pouvez pas lui ficher la paix à cet homme-là ? D’abord il a un nom prédestiné. Bonnemaison quand on travaille pour les petits vieux, ça rassure. Les gens qui plaçaient leur parents dans cette maison de retraite leur disaient toujours : « T’inquiète pas, maman, tu vas voir, ici c’est une bonne maison… » Eh oui, une bonne maison, où les vieux  sont bien soignés, pas trop  longtemps, ça évite de ruiner les enfants et ça fait des retraites en moins à verser tous les mois : à mon avis le principal tort de Bonnemaison, c’est d’avoir eu raison trop tôt ; dans quelques années, j’en suis sûr, on saluera le visionnaire qui avait résolu de façon définitive le problème des retraites en France. Avec un corps médical comme ça, on pourrait même revenir à la retraite à 60 ans. C’est vrai que Hollande nous l’a promis. Il a aussi promis d’embaucher 70.000 profs s’il était élu. Au moment où les caisses de l’état sont vides et où les élèves sont moins nombreux, voilà encore une proposition pleine de courage et de bon sens qui ne ressemble en rien à du racolage électoral de bas étage.

 

La semaine prochaine, je vous parlerai de l’influence saisonnière de la bernache sur la consommation de Moltonel épaisseur triple.

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  • Fabrice Dayron
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain.
Témoin intéressé de son époque.
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain. Témoin intéressé de son époque.

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