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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 01:00

Podcast

 

Notre société est-elle reconnaissante envers ceux qui la font progresser ? Remerciera-t-on assez ces inventeurs du quotidien qui apportent dans les foyers la joie, le calme, la sérénité ? Leur décernera-t-on jamais un prix Nobel à ces faiseurs de paix ménagère ?

Je ne vous parle pas des inventeurs de l’automobile, je ne vous parle pas de l’inventeur du collant qui ne devait pas aimer les femmes pour les laisser s’enfermer dans des sacs en nylon qui les font ressembler à un morceau de jambon sous cellophane, je ne vous parle pas non plus des pervers qui ont inventé la pointeuse au bureau ; je ne vous parle pas encore de celui qui devait passer son temps à cafter dans la cour de récré et qui a inventé les accusés de réception sur les e-mails, je ne vous parle toujours pas de ceux qui fabriquent les fusées, les avions, les engins pour explorer Mars ou la lune, non, je vous parle des vrais inventeurs, de ceux qui font faire à l’humanité un pas vers une vie plus belle.

Les types qui ont  inventé le lave-vaisselle par exemple ou encore l’aspirateur, voilà des hommes illustres. Et pourtant pas une rue dans nos villes au nom de M. Whirlpool ou de Mme Brandt, même pas une allée Moulinex. Des avenues pour Lénine, des boulevards pour Nobel, inventeur de la dynamite, oui, mais pour eux rien ! Or, quoi de plus touchant que d’imaginer, dans un sombre laboratoire aménagé à la hâte et sans moyens dans une remise au fond de la cour, éclairé par une chandelle vieillissante, quoi de plus touchant que d’y imaginer un homme qui cherche, qui cherche, et qui trouve le moyen de rendre plus agréable le quotidien de son prochain ?


Ce chercheur anonyme vient à nouveau de frapper avec la sortie toute récente du rouleau de papier-cul soluble dans l’eau. Si ça ce n’est pas un immense progrès pour l’humanité, je veux bien manger mon chapeau. Combien de fois avez-vous pesté, parents, contre vos sales mômes qui laissaient toujours le carton vide au beau milieu des toilettes, comme s’il allait marcher tout seul du chiotte à la poubelle ? Combien de fois, ménagère enragée, vous emportâtes-vous contre les habitants du même toit que vous qui laissaient traîner ces rouleaux comme si vous en faisiez l’élevage ? Imaginez la paix et la sérénité retrouvée grâce à cette invention merveilleuse ! Outre son côté pratique, elle est aussi un exutoire à la violence, car elle me permet de jeter un truc qui normalement ne se jette pas, bref, de satisfaire le mauvais garçon qui sommeille en moi, de lui faire faire sa mauvaise action de la semaine sans que la société ait à pâtir de mon hooliganisme : croyez-moi, le rouleau soluble, c’est le moyen de faire reculer les chiffres de la délinquance.


Après une démonstration d’une telle force, je  n’aurai qu’un mot : vive les rouleaux de papier hygiénique solubles, vive la République, vive la France !


La semaine prochaine je ne vous parlerai de rien normalement, car je suis sous les cocotiers en ce moment, mais la semaine d'après, promis, je vous parlerai de l’influence des rois qui se font tirer au mois de janvier sur le vote prochain d’une loi sur le mariage homosexuel.

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  • Fabrice Dayron
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain.
Témoin intéressé de son époque.
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain. Témoin intéressé de son époque.

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