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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 06:28

Podcast

 

Ah, si je n’étais là pour vous rappeler les choses les plus essentielles de l’actualité, vous auriez pu passer à côté d’un évènement de la plus haute importance, à savoir la 23ème cérémonie, le 12 septembre dernier à Harvard, des prix anti-Nobel, des prix un peu farfelus comme leur nom veut l’indiquer, décernés par la très sérieuse association « Improbable Research ».


L’évènement a été d’autant plus marquant que la France s’y est distinguée. Dans la catégorie « psychologie », une équipe de chercheurs de Grenoble  a en effet décroché la palme avec une étude passionnante (je ne l’ai pas encore lue mais j’imagine), qui conclue que plus on boit et plus on se trouve soi-même séduisant. Et, foin des haines séculaires, j’ai pour ma part un faible pour les chercheurs anglais qui se sont illustrés dans le domaine des mathématiques avec une recherche de probabilités qui nous révèle que plus une vache est restée couchée longtemps, plus forte est la probabilité de la voir se lever dans l’instant suivant. Ou encore que considérant une vache debout, il est très difficile de prévoir le moment où elle va se coucher.


Je voudrais remercier ces chercheurs de l’absurde, ces professeurs mabouls, ces gens qui s’intéressent à des trucs qui n’intéressent personne. Ils nous permettent de respirer un peu, de nous faire lever quelques instants le nez de nos feuilles d’impôts ou de nos guerres, lointaines en Syrie ou civiles à Marseille. Ils nous permettent de ne pas oublier qu’il est ô combien utile d’avoir des préoccupations futiles. Ils illustrent à merveille cette jolie phrase de Fontenelle qui disait : « Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon vous n’en sortirez pas vivant. »


Oui, ne prenez pas la vie au sérieux, ne faites pas comme Valou, 38 ans, qui écrivait samedi à la Nouvelle République, rubrique psychologie en dernière page, et vous pourrez vérifier je ne fais que reproduire ses propos : « Je chausse du 39 pour 1m68. » Là, j’ai envie de dire : « qui s’en fout ? » mais je poursuis la lecture, on est tout de même en dernière page de la Nouvelle République s’il-vous-plaît. Je poursuis donc : « Mes pieds sont très fins et j’ai de très longs orteils. Mon orteil majeur fait 5.5.cm. Je ne montre donc jamais mes pieds ! » Valou, tu n’as rien d’autre à faire qu’à te mesurer le gros orteil ? Est-ce que je me demande, moi pourquoi quand j’ouvre une boîte de médicaments je tombe toujours sur côté où il y a la notice ? Est-ce que je me demande pourquoi les carottes sales coûtent parfois plus cher au supermarché que les carottes propres ?

Je suis prêt à parier qu'une étude d’un anti-Nobel nous permettrait de constater que dans le domaine de la bêtise humaine on peut atteindre l’infini, et sans doute même un peu plus loin...


La semaine prochaine, je vous proposerai une séance de méditation sophrologique à respiration abdominale inversée ayant pour thème la puissante pensée du petit François H, ci-devant locataire de l’Elysée, qui nous a livré dimanche soir une réflexion où le sublime le dispute à la subtilité en déclarant : « les impôts c’est beaucoup donc ça devient trop ! »

 

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  • Fabrice Dayron
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain.
Témoin intéressé de son époque.
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain. Témoin intéressé de son époque.

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