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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 06:55

Podcast

 

Notre bon président nous a gratifiés la semaine passée d’une conférence de presse, la deuxième de son règne, au cours de laquelle il a rappelé son ferme engagement : le chômage aura commencé à baisser avant la fin de l’année. Pour qui oscille entre l’optimisme béat et l’inconscience, cela paraît fortement réaliste. C’est un peu comme si moi je prenais devant vous l’engagement que ma belle-sœur allait arrêter de regarder « Les feux de l’amour ». Oui, il est vrai que je n’y peux pas grand-chose, à ce goût prononcé de ma belle-sœur pour la culture. Je n’y peux cependant pas moins que François Hollande ne peut pour le chômage.


Je ne voudrais vous faire ce matin ni une chronique de gauche ni une chronique de droite, mais une simple chronique du chef d’entreprise que je suis tout au long de la semaine, sauf le mercredi matin quand je vous gratifie de ma chronique.

 

Messieurs les hommes politiques, s’il-vous-plaît, arrêtez d’avoir des idées sur l’emploi et le chômage. N’avez-vous pas remarqué que le chômage n’a jamais autant progressé que depuis que les gouvernants ont décidé de s’en occuper ? On n’a jamais autant dépensé l’argent de nos impôts pour l’emploi, on n’a jamais eu si peu d’emplois. On pourrait même établir une réelle corrélation, je pense, entre l’augmentation du chômage et celle de la dépense publique, mais c’est là un autre sujet. C’est terrible, cette mission prométhéenne dont se sentent investis les gouvernants, de gauche, de droite ou du centre, depuis qu’ils se sont persuadés qu’ils avaient la capacité de résorber le chômage.


Leur seule capacité certaine dans ce domaine, c’est leur capacité de nuire. Le véritable impact qu’ils peuvent avoir sur le chômage, c’est d’aggraver la situation. Par une perception passéiste de l’économie, par des mesures mal senties, par des freins législatifs, par le climat d’insécurité juridique et fiscale qu’ils s’ingénient à faire régner,  ils peuvent donner envie aux chefs d’entreprises, les seuls véritables créateurs d’emplois, ils peuvent leur donner envie de ne plus entreprendre et surtout de ne pas embaucher pour éviter les emmerdes ou les impôts, voire les deux.

 

C’est à peu près leur seule capacité réelle sur le sujet, le reste c’est de la littérature. L’emploi public n’est pas de l’emploi, c’est de l’impôt. Quant aux contrats jeunes, aux contrats vieux, aux contrats aidés, c’est de la foutaise : ce ne sont pas les subventions qui créent de l’emploi, c’est l’activité économique. A leur décharge, nombre de politiques n’ayant jamais de leur vie occupé un emploi productif, il ne leur est pas facile d’imaginer ce que c’est. Mais alors qu’ils n’en parlent pas, et qu’ils laissent les entrepreneurs entreprendre.

Si notre pays manque d’une chose aujourd’hui, c’est bien de liberté, liberté de faire et liberté de penser. On pourrait s’attaquer par exemple à un premier tabou, celui d’une législation qui voulant soi-disant protéger l’emploi en le verrouillant est une arme infaillible pour  créer du chômage.

 

La semaine prochaine, dans le cadre des conférences sur le futur, je laisserai la parole à ma grand-mère de 87 ans qui viendra vous parler de l’avenir.

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  • Fabrice Dayron
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain.
Témoin intéressé de son époque.
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain. Témoin intéressé de son époque.

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