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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 06:57

Podcast

 

Un peu de sérieux ce matin je vous prie. Dans ces moments difficiles où la vie économique semble se résumer aux plans sociaux dont les annonces successives rythment nos semaines, dans ces périodes tendues comme celles que nous vivons actuellement où le respect et l’écoute dont bénéficient les opposants au mariage pour tous ne sont pas sans rappeler les plus belles pages de l’histoire de la démocratie stalinienne, dans ces heures où les courbes de popularité de notre bien-aimé président croisent dans leur inexorable plongée les courbes croissantes du chômage et de la dette publique, Dieu sait si ce n’est pas facile de garder le moral.

Alors moi qui suis d’habitude si prompt à la raillerie envers notre gouvernement cher, pardon envers  notre cher gouvernement, moi qui suis si prompt à la raillerie disais-je, je me suis réjoui qu’il ait décidé de prendre les choses en mains et de belle manière. En effet, à partir de 2015 le gouvernement va nous donner des cours de « moral ». Quand ils disent cours de moral on ne sait pas trop s’ils parlent du moral ou de la morale, mais bon, avec les casseroles qu’ils traînent, ça m’étonnerait qu’ils osent quand même prétendre nous enseigner la morale, j’en ai donc conclu logiquement qu’on allait recevoir des cours pour nous donner le moral.

Votre femme vous a quitté ? Broutille ! Vous êtes ouvrier chez Petro Plus? Bagatelle ! Vous n’arrivez pas à joindre les deux bouts ? C’est pas grave tout ça ! Ne vous en faites-plus, le gouvernement est là, il va vous apprendre à garder le moral. Un moral solide, croyez-moi, avec ou sans Mittal à Floranges, vous aurez un moral d’acier.

La nouvelle de ces cours de moral m’a mis en joie, comme d’autres bonnes nouvelles, et par exemple celle-là : SFR et Emmaüs sont en train de s’entendre pour proposer aux sans-abris une offre d’accès à internet à un euro. Je vais peut-être me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais j’ai trouvé cela curieux. Si je devais un jour me retrouver sans-abri, je ne pense pas que ma préoccupation première serait de mettre à jour mon statut Facebook ou de tweeter à tout bout de champ. Mais il est vrai qu’internet ne sert pas qu’à cela. Cette innovation bon marché permettra par exemple aux types qui n’ont rien à bouffer de se connecter sur flunch.fr ou encore à ceux qui se caillent les meules sous les ponts d’imaginer avec seloger.com où ils pourraient dormir au chaud, pas loin de leur « non-chez-eux ». Décidément, on n’arrête pas le progrès !

La semaine prochaine, je vous parlerai de l’influence des mercredi fériés sur le mutisme annoncé des chroniqueurs radio du Loir-et-Cher.

 

 

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  • Fabrice Dayron
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain.
Témoin intéressé de son époque.
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain. Témoin intéressé de son époque.

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