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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 06:56

Podcast

 

Finalement, je suis content d’habiter dans le Loir-et-Cher.  Les Parisiens ont beau railler les bouseux que nous sommes, Michel Delpech a eu beau ne voir en nous que d'indécrottables ploucs, je ne suis pas fâché d’être du Loir-et-Cher où l’on mène une vie simple et saine, et je vous en apporterai deux preuves cette semaine.


La première preuve est en forme de balle, ou plutôt de handball. Elle est glauque à souhait cette sordide affaire de paris pris, de paris perdu, d’argent qui ne sent pas bon, de défaite qui sent le trucage. Ça ne va sincèrement pas être simple de convaincre un tribunal que des joueurs qui ont engagé de l’argent sur leur propre défaite se soient battus comme des beaux diables pour au final ne pas gagner…bon courage Messieurs, mais il est vrai qu’on vous appelait « Les Experts » jusqu’à ces derniers temps, alors pourquoi pas experts en bourrage de mou, experts en défense de cause indéfendable, ça peut s’envisager.

Chez nous, ce genre de choses ça ne pourrait pas arriver. Vous imaginez le trucage du tournoi de belote de Mennetou sur Cher ou la triche au loto du comité des fêtes de Gombergean ? Pour gagner quoi ? Un jambon fumé et deux litres de bernache ? Un téléviseur basse définition et son magnétoscope VHS ?

C’est vrai que les enjeux financiers sont moindres dans le monde de la belote sans annonce que dans le sport professionnel, sûr que ce n’est donc pas chez nous que des affaires de corruption présumée comme celle-là risqueraient de voir le jour, ou alors, tout serait vraiment pourri !

 

La deuxième preuve du bon vivre qu’il fait en Loir-et-Cher ressort d’une lettre d’un jeune auditeur qui respire la simplicité et le bon sens et que je voudrais vous la livrer ce matin. Ça commence comme ça : « Bonjour Monsieur Dayron. Je voudrais tout d’abord vous féliciter de cette chronique hebdomadaire toujours si vive, intelligente et si drôle. Ça c’est bien mon petit, mais tout le monde me le dit. Alors venons-en aux faits…Alors voilà, je vous écris du haut de mes onze ans et demi parce que même si à mon âge je ne peux pas tout comprendre, il y a des choses qui me dépassent. J’entends souvent les gens du gouvernement se lamenter des fermetures d’entreprises, et en même temps, ces mêmes gens du gouvernement font tout ce qu’ils peuvent pour casser les pieds des gens qui ont un peu de sous, dans lesquels y a sûrement des chefs d’entreprises, en leur promettant de  leur en prendre toujours un peu plus, de leur argent. Et après, ils s’étonnent que les autres aient envie de fuir ? »

Ce n’est pas faux cette remarque mon petit bonhomme. En psychiatrie, on appelle cela de la schizophrénie. Mais on se soigne au gouvernement. Regarde Arnaud Montebourg, lui qui adore les ouvriers comme il le dit lui-même, qui les adore comme d’autres adorent Dieu, c’est-à-dire qu’ils les aiment sans vraiment savoir comment  ils sont faits, Arnaud Montebourg, lorsqu’il est allé au Mondial de l’Automobile, a fait demi-tour pour ne pas aller se faire lyncher par des ouvriers de Peugeot en colère, en colère à cause de vrais problèmes auxquels un gouvernement ne peut pas grand-chose, sinon gesticuler ou les aggraver.


Alors oui, pour le bon sens et la simplicité, je vous le disais au début de ma chronique, je ne suis pas mécontent d’habiter les deux pieds dans la terre.

 

La semaine prochaine, je vous parlerai de l’influence du brame sur la consommation de Viagra dans les campagnes de Sologne.

 

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Profil

  • Fabrice Dayron
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain.
Témoin intéressé de son époque.
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain. Témoin intéressé de son époque.

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    Comme on voit au printemps la diligente abeille

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