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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 06:22

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Bonjour et bienvenue pour cette chronique de rentrée. 

Bonjour et bienvenue pour cette chronique de rentrée.

Vous n’êtes pas sourds, allez-vous me dire, même si vous avez peut-être encore un peu de sable collé dans les oreilles, alors pourquoi reprendre deux fois la même phrase ce matin. Mais tout simplement parce que c’est la reprise !

C’est la reprise, et pas seulement chez mon concessionnaire automobile, c’est la reprise à l’école et depuis hier voilà que non seulement reprennent les cours, mais que reprend aussi le joyeux bazar qui accompagne les sorties de classes, ou que reprennent encore des couleurs dorées, les marronniers des cours d’écoles.

Eh oui, c’est la reprise, et pas seulement sur mes chaussettes, même si la reprise n’est pas du goût de tout le monde, pas du goût de France Gall par exemple qui n’a pas apprécié la reprise de ses chansons par Jennifer. La reprise des hostilités n’a pas non plus le vent en poupe notamment depuis que le président américain se demande enfin s’il est vraiment malin d’aller aider Al Quaïda à débarquer un sale type en Syrie car entre la peste et le choléra il n’est pas toujours facile de choisir.

Cependant, même si ça tousse un peu sur le plan diplomatique, c’est la reprise, soyez-en cependant persuadés, c’est la reprise dans notre doux pays qui vibre d’un seul mouvement, qui reprend en chœur jusque dans ses hameaux les plus reculés cette vibrante antienne entonnée par notre cher Président lors de ses vœux du 14 juillet, et reprise par lui-même au mois d’août : c’est la reprise, et pas n’importe laquelle s’il-vous-plaît, la reprise économique.

C’est vrai qu’on a eu une surprise de taille avec, au deuxième trimestre, une croissance économique de 0.5%. "Cornegidouille !" s’exclamèrent les économistes. Quelle bonne nouvelle. La reprise est donc là. Mais dans les heures qui suivirent, un analyste-trouble-fête de l’INSEE venait expliquer que si les chiffres étaient bons, cela était principalement dû au printemps pourri qui a obligé les gens à se chauffer jusqu’au mois de juin et donc à dépenser de l’argent pour acheter de l’énergie.

Moralité : si on veut de la croissance en France, déplaçons-là en Laponie, et là vous allez voir, les économistes de tout poil, vous allez voir de quel bois, de quel charbon, de quelle électricité on va se chauffer. On va vous faire péter les chiffres de la croissance à en provoquer du réchauffement climatique. Sauf que si on réchauffe trop on n'aura plus besoin de se chauffer et que si on ne se chauffe plus on ne fera plus de croissance, et que si on ne fait plus de croissance, comment va-t-on faire pour que la courbe du chômage s’inverse avant la fin de l’année ? Bon sang, qu’est-ce que je préfère être chroniqueur plutôt que ministre de l’économie !

La semaine prochaine, je vous parlerai des progrès discrets de la notion d’état de droit dans les rues de Marseille.

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  • Fabrice Dayron
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain.
Témoin intéressé de son époque.
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain. Témoin intéressé de son époque.

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