Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 23:03

 

Podcast

 

 

Nous avons passé jeudi dernier à BLOIS un moment fort en émotions en regardant et en écoutant Philippe CROIZON au cinéma LES LOBIS.

Philippe CROIZON, c’est  l’homme amputé des quatre membres qui a réalisé la traversée de la Manche à la nage avant de relier l’an passé, toujours à la nage et symboliquement, les cinq continents. Le film projeté jeudi dernier n’était pas un reportage sur ses exploits sportifs mais un portrait de l’homme, de ses proches, de sa façon de relever les défis. Cela fut tout à la fois une leçon de courage,  une leçon d’humilité, une  leçon de vie, une leçon d’essentiel.

Une leçon de courage parce que ce qu'a fait Philippe CROIZON  n’est pas surhumain, mais simplement extraordinaire.

Une leçon d’humilité parce qu’il a appris à ne pas vouloir être autre chose que ce qu’il est, ce qui n’est déjà pas simple quand on a la chance d’avoir son intégrité physique, mais qui doit être terriblement plus difficile quand un accident vous a privé de vos bras et de vos jambes.

Une leçon de vie parce que, peut-être plus qu’un autre, avec l’aide et l’amour de ses proches, cet homme est vivant, volontaire, combattif, acteur, actif.

Une leçon d’essentiel enfin car s’il est une chose qu’on a pu ressentir à travers son film et ses propos, c’est qu’une saleté d’évènement comme celui qu’il a subi oblige à se recentrer sur les seules choses primordiales d’une vie qui ne sont pas : « quand est-ce qu’on mange ?» ni  « qu’est-ce qu’on regarde ce soir à la télé ? », mais plutôt sachons témoigner et vivre de et par l’amour autour de nous.

Philippe CROIZON, meurtri dans sa chair, nous rappelle avant tout que nous sommes humains par notre esprit avant de l’être par notre corps. C’est un peu comme si cet homme, privé de ces morceaux de lui, était encore plus homme par la force de son cœur. On oublie à son contact qu’on avait ce matin un peu bobo là. On oublie nos problèmes d’ego, nos problèmes de doigts de pieds trop longs, nos problèmes de nez qui coule, on oublie nos problèmes de gens qui, au fond, n’ont pas les moyens d’avoir de vrais problèmes.

J’ai surtout été frappé de voir comment ce grand garçon de 45 printemps sait laisser libre cours à ses sentiments, comment il sait lâcher la bonde, comment il ne lutte pas quand les émotions l’envahissent, comment il sait nous ramener l’essentiel, à savoir que nous sommes en vie et qu’autour de nous se trouvent des gens qui nous aiment.

Monsieur CROIZON, nous ne vous dirons jamais assez merci pour la bouffée d’air frais que vous avez su nous apporter.

La semaine prochaine, je vous parlerai donc de l’influence de l’amour sur le mauvais déroulement de la guerre.

Partager cet article
Repost0

commentaires

Profil

  • Fabrice Dayron
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain.
Témoin intéressé de son époque.
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain. Témoin intéressé de son époque.

De l'esprit du blog

"...Ainsi dès qu'une fois ma verve se réveille

    Comme on voit au printemps la diligente abeille

    Qui du butin des fleurs va composer son miel

    Des sottises du temps je compose mon fiel..."   (Boileau)

Recherche

Pages