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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 06:02

Podcast

 

Le Loir-et-Cher s’est distingué grâce à Angé, ou à cause d'Angé comme on veut, Angé, une petite commune à côté de Montrichard. Là-bas, le maire, Jacky Desforges, a célébré début juin un mariage gay dans sa mairie.

 

Au nom de l’égalité des droits, M. Robert souhaite donner aux homosexuels, le droit de se marier. Il s’agirait d’une première : légaliser l’union de deux personnes parce qu’ils ont une pratique sexuelle particulière et d’ailleurs pas forcément définitive, à en juger par les coming-out que nous connaissons tous autour de nous.


Vous avez été nombreux à réagir à ce coup d’éclat médiatique, pour preuve le courrier abondant que les lecteurs m’ont fait parvenir.

 

Monsieur R. de BLOIS, permettez que je conserve l’anonymat de mes fidèles auditeurs, m'écrit la lettre suivante : « Monsieur Dayron. Permettez-moi tout d’abord de vous féliciter de cette chronique hebdomadaire toujours vive, intelligente et si drôle. Concernant le mariage homosexuel, ça fait trente cinq ans que je suis marié. Ça fait trente quatre ans et six mois que ma femme me casse les pieds. Y’a pas de raison que les homosexuels n’y aient pas droit non plus ! » C’est effectivement un point de vue qui se défend.


De Troo, dans le nord du département, m’arrive cette lettre de Monsieur T. qui m’écrit : « Monsieur Dayron. Permettez-moi tout d’abord de vous féliciter de cette chronique hebdomadaire toujours vive, intelligente et si drôle. Monsieur, je dois vous dire que j’aime ma femme et ma maîtresse, toutes les deux. A tel point que si je devais choisir, je ne saurais vraiment en faveur de laquelle me prononcer, tant elles ont, à elles deux, toutes les qualités du monde. Je vous demande donc de bien vouloir vous faire le porte-parole de ma demande. Je leur en ai parlé et elles sont d’accords : je voudrais les épouser toutes les deux. Je ne vois pas, si elles sont consentantes, pourquoi, au nom de l’égalité des citoyens devant la loi on nous refuserait cela. » Une position qui se défend, appuyée d’ailleurs par une lettre signée de huit pétitionnaires de Bracieux, partouzard acharnés, qui souhaiteraient eux aussi pouvoir se marier tous ensemble.

Seule question sans réponse à ce sujet, posé par Monsieur H. de Marchenoir, je vous la livre telle quelle : « Monsieur Dayron. Permettez-moi tout d’abord de vous féliciter de cette chronique hebdomadaire toujours vive, intelligente et si drôle. J'ai quant à moi un vrai problème puisque je suis monosexuel. Faut-il dès lors me résoudre à ne jamais vivre dans le mariage ? » Sachez Monsieur H, que dès qu’ils seront élus, je transmettrai votre demande à nos trois députés pour qu’ils puissent aussi faire délibérer la nation sur ce sujet sensible.


A Selles-sur-Cher, Monsieur C. m’envoie une très jolie lettre qui commence comme ça : « Monsieur Dayron. Permettez-moi tout d’abord de vous féliciter de cette chronique hebdomadaire toujours vive, intelligente et si drôle…» De vous à moi, c’est incroyable ce nombre de personnes qui ont bon goût dans notre département, je n’aurais jamais cru. Bref, Monsieur C. me dit : « à force de fréquenter mes chèvres pour faire du fromage, ce qui devait arriver arriva : je suis tombé raide dingue amoureux de la Blanchette, un amour de chèvre angora de deux ans (rassurez-vous, deux ans en chèvre, ça fait vingt ans en femme, la morale est donc sauve, je ne me permettrais pas de me faire le porte parole d'histoires graveleuses). Donc la Blanchette et moi, on voudrait se marier, mais Monsieur le Maire nous a dit que ce n’était point possible. Je voudrais qu’on soit tous égaux devant le mariage. Je suis, vous en conviendrez, victime de discrimination et j’envisage de porter l’affaire devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme. »


Ce panel de courriers vous aura surtout fait comprendre que beaucoup de gens me félicitent de cette chronique hebdomadaire toujours vive, intelligente et si drôle…


La semaine prochaine, je vous parlerai de l’influence de la pensée de Benjamin Castaldi sur le développement de l’existensialisme structuraliste post-moderne.

 

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commentaires

Robert Alain 13/06/2012 20:45

Cette chronique est jubilatoire ....et que dire de celles à venir !!!

C'est tout de même plus jouissif que les tantièmes de Copro .....

Je ne me lasse pas ,surtout ne change pas .

AR

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  • Fabrice Dayron
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain.
Témoin intéressé de son époque.
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain. Témoin intéressé de son époque.

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