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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 08:14

Podcast


Je ne sais pas si vous vous rappelez de la journée de la gentillesse qui a eu lieu au mois de novembre, mais en tout cas, ça semble bien loin ce moment de communion nationale où on devait tous être gentils les uns avec les autres. Oubliée l’allégresse collective, la semaine passée a plutôt été celle des coups bas. Au moment où on se souhaite une bonne année bonne santé, il y en a qui ne se gênent pas pour enchaîner coups de vache et crocs en jambes.

 

 

Standard & Poor’s en premier lieu, la célèbre agence de notation, qui vient de retirer à la France un « A » de son triple A. Belle vacherie qui ne laisse pas d’inquiéter les milieux économiques.

Pour mieux comprendre l’enjeu de la perte de ce triple A, et parce que cette chronique a aussi pour ambition d’éclairer les masses laborieuses, nous sommes allés rencontrer le Professeur Chamouleau, qui enseigne l'économie à l’université de Mondoubleau. Un reportage signé Jean-Noël Leglandu

 

 

 

- Professeur Chamouleau. Quel impact aura pour la France la perte du triple A dans sa relation avec les banquiers ?


- Enorme, mon cher, énorme ! Comprenez-vous. La France est passée du triple A ou double A. Or quand elle avait son triple A, la France allait voir les banques pour emprunter et les banquiers faisaient : Ah Ah Ah.


- Et demain, qu’est-ce qui va changer avec le double A ?


- Mais tout justement ! Car quand la France va aller voir les banques pour emprunter, les banquiers feront : Ah Ah. Vous saisissez la différence ?


- Bien sûr. Merci Professeur.

 

 

 

Effectivement, un grand merci au Professeur Chamouleau pour cette percutante leçon d’économie ; où l’on comprend mieux le sale coup que viennent de nous faire les Américains de Standard & Poor’s.

 

Ce n'est pas chez nous que ça arriverait des choses comme ça ! On est beaucoup trop bien élevé pour se comporter comme des rustres ou de fieffés malpolis, même si, de temps en temps, on peut se laisser aller à un coup de vache par-ci par-là.

 

C’est ce que vient de faire par exemple le maire de Lamotte Beuvron qui a décidé, en accord avec lui-même, de ne pas donner la parole au député du coin Patrice Martin Lalande lors de la cérémonie des vœux qui s’est tenue samedi. Une rosserie que l’intéressé n’a pas goûtée. Cependant, en se mettant à la place du maire coupeur de temps de parole, on comprend mieux. En effet, s’il avait demandé son avis à M. Martin Lalande, l’autre aurait refusé. En décidant tout seul comme un  grand, au moins, il était sûr du résultat.

Le civisme ne paie plus. La preuve : ceux qui demandent quelque chose n’obtiennent pas gain de cause. Ils sont donc tentés de s’autoriser à eux-mêmes ceux que les autres leur refuseraient. Triste position que celle de demandeur éconduit.

 

Valéry Giscard d’Estaing vient d’en faire récemment l’amère expérience. Il voulait installer un mausolée familial à côté du cimetière d’Authon, il a demandé poliment, eh bien la mairie lui a refusé. Tout ça ne plaide quand même pas pour le respect des bonnes manières.

Il ne demandait pourtant pas grand-chose, Giscard. Se faire enterrer à côté du cimetière. Pas dans le cimetière. Faut pas déconner, la fréquentation du peuple a quand même ses limites, surtout que là c’est pour l’éternité, et comme disait Pierre Dac, « l’éternité c’est long, surtout vers la fin ».

Donc Monsieur VGE voulait son petit monument à lui. Alors pour mieux comprendre ses motivations, nous l’avons rencontré dans la propriété familiale du Loir-et-Cher. Un reportage de Louis Lapignole :

 

 

-  Monsieur le Président,  pourquoi ce projet funéraire à Authon ?


- C’est une très bonne question que vous me posez-là. Pourquoi ce projet ? Tout simplement pour que le peuple d’Authon, mais aussi celui du Loir-et-Cher et l’ensemble de la population française puisse disposer d’un lieu de recueillement et venir me rendre hommage lorsque je ne serai plus. Ce mausolée, la France en a besoin pour exercer son devoir de mémoire. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot et je compte déposer prochainement une nouvelle demande auprès de la mairie.

 

 

C’est donc le scoop du jour, VGE va déposer un nouveau permis de construire un trou.

Entre nous, je comprends mal la réticence des édiles d’Authon quand on sait le talent de Giscard pour faire des trous. Prenez Vulcania par exemple, c’est à la fois un parc d’attraction souterrain ainsi qu’un magnifique gouffre financier. Giscard victime de la semaine des coups de vache, pauvre France.

Heureusement, l’arrivée de deux pandas chinois à Beauval va nous permettre de nous retrouver quelques temps au moins au royaume des Bisounours.


La semaine prochaine, je vous parlerai de l’influence de la fève cachée dans la frangipane sur le port de la couronne dentaire.

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  • Fabrice Dayron
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain.
Témoin intéressé de son époque.
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