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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 18:35

Podcast

 

Décidément, il ne fait pas bon traîner dehors de ce temps-là, le danger est au coin de la rue et même au coin des champs, une seconde d’inattention et vous pouvez vous faire agresser en moins de deux. Quant à dire que la campagne est un endroit paisible où loin de l’agitation de la ville et de ses ghettos, nous pourrions couler d’heureuses et douces heures allongés dans l’herbe, que nenni !


Tenez, dimanche à la chasse à Marolles, en pleine Sologne et pas très loin de nulle part, dans un lieu encore supposé vierge de toute délinquance, un sanglier agacé a chargé un chasseur et l’a expédié directement à l’hôpital. Heureusement ses jours ne sont pas en danger, mais si les cochons se mettent à chasser le chasseur, où va-t-on, je vous pose la question ?

 

Déjà que les villes ne sont pas sûres, mais ça nous le savons déjà. Nous le savons, bien que notre degré d’information diverge. Nicolas Perruchot, par exemple, la semaine passée, s’est fait voler son rapport parlementaire.

Vous vous rappelez peut-être de l’affaire : à la fin de l’année dernière, le député du Loir-et-Cher avait écrit un rapport sur le financement des syndicats qui dérangeait un peu tout le monde. Résultat, Bernard Accoyer, le Président de l’Assemblée Nationale qui est à la transparence ce que le poisson rouge est à la bicyclette, avait décidé que le rapport Perruchot ne serait pas publié. Quelques heures de boulot, 229 pages de rapport (sans les annexes, s’il-vous-plaît) tout ça pour rien, enterré pour trente ans au Parlement. Trente ans, autant dire la disparition, car entre nous, dans trente ans, le rapport Perruchot on s’y intéressera autant qu’à la mécanique des ballons dirigeables aujourd’hui. Eh bien v’là-t-y-pas que le rapport de Nicolas Perruchot s’est retrouvé, allez savoir comment, publié sur le site internet du Point.

Dans le rôle du gamin qu’on vient de prendre la main dans le pot de confiture, vous avez Nicolas Perruchot : « Quoi, mon rapport ?...Oh ben non, je sais pas comment il est arrivé là… » Ceci dit, on veut bien le croire, car la boutade pourrait lui valoir de se retrouver au pénal, mais alors je pose la question : qui qu’a bien pu faire ce sale coup, et encore une fois, que fait la police ?

 

La police, elle enquête allez-vous me dire. Elle enquête et elle élucide des mystères pour tenter de faire reculer la criminalité dont on entend les féroces renégats mugir jusque dans nos campagnes. A Epiais, à côté d’Oucques, elle a mis la main sur les cinq voyous qui ont participé de près ou de loin à l’incendie de l’église. Quel flair ! En même temps à Epiais, du flair, il en faut, mais pas trop sinon, ça sent d’Epiais.

La police scientifique s’est dépêchée sur place et grâce à un travail de limier assez remarquable, elle a pu mettre fin aux agissements de ces jeunes, mais déjà tristes, individus. Une arrivée remarquée dans ce petit village beauceron, une arrivée qui a donné des idées à un producteur de séries télé qui voudrait tourner une version rurale des Experts. Ça se passerait à Epiais. La série s’appellerait « Les Podologues ». Pourquoi les podologues ? Tout simplement parce que les podologues, c’est les Experts d’Epiais. Voilà. Je n’ai pas épuisé le stock de mauvais jeu de mots que l’on peut faire avec cette charmante bourgade mais je vous propose de m’arrêter là pour aujourd’hui.

 

En tout cas, cette affaire d’église incendiée montre bien que les voies du Seigneur sont impénétrables puisque le feu qui a ravagé le bâtiment a permis de découvrir de remarquables fresques du XVIème siècle ; le curé s’est même proposé d’offrir à ces jeunes pour les remercier cinq billets de confession gratuits à utiliser avant Pâques, un cadeau que les intéressés goûteront certainement.

 

Alors si vous voulez un conseil ce matin, méfiez-vous, barricadez-vous, ne sortez plus. Les rues, les églises et les champs ne sont plus fréquentables. Je voulais du coup aller me reposer à Marseille ce week-end.  J’y suis allé mais là-bas aussi ça tirait à boulets rouges, la chasse au Hollande était ouverte. Côté socialiste, on monte les sacs de sable et on installe les mitraillettes. Ces prochaines semaines croyez-moi, il va faire un temps à rester aux abris.

 

La semaine prochaine, je vous parlerai de l’influence des jeudis qui montent sur le mercredi des Cendres.

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  • Fabrice Dayron
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain.
Témoin intéressé de son époque.
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain. Témoin intéressé de son époque.

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