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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 07:59

Podcast

 

On ne peut compter que sur soi-même, surtout si on veut se déplacer, telle semble bien être la morale de cette semaine.

 

D’abord on évite de prendre sa voiture, parce qu’au prix qu’atteignent les carburants, l’essence est en train de devenir un produit de luxe. Moi pour l’anniversaire de ma femme la semaine dernière, je lui ai offert un jerrican de gasoil, ça lui a fait drôlement plaisir. Comme me disait un camarade qui travaille chez Pétro Plus, l’essence, c’est un produit très raffiné.

Raffinage et matraquage semblent être les deux mamelles de l’industrie pétrolière, un matraquage relatif tout de même car il ne faudrait pas oublier que la moitié du prix d’un litre d’essence est constitué d’impôts. Donc, bannissez la voiture.

 

Bannissez la voiture et n’allez pas prendre l’avion, les contrôleurs aériens sont en grève, vous risqueriez de vous retrouver coincés au sol. A moins que vous ne soyez islamiste militant, auquel cas la République Française peut vous offrir un aller simple pour retourner au diable...

 

Vous allez me dire, foin des voyages en voiture, faisons fi des déplacements en avion,  prenons le train ! Mais là vous n’êtes pas rendus au bout de vos peines, car la SNCF vient encore de frapper fort : la semaine dernière, le TGV est passé à Vendôme, mais il a oublié de s’arrêter à la gare, c’est ballot ! L’histoire ne dit pas s’il a oublié de s’arrêter pour gagner du temps et rattraper son retard habituel… Car s’il est une chose qui est particulièrement bien réglée à la SNCF, c’est effectivement le retard. A tel point d’ailleurs, que lorsque Guillaume Pépy, le PDG des Chemins de Fer français est venu rencontrer Marc Gricourt, le maire de Blois, pour parler avec lui des déboires quotidiens des malheureux usagers de la SNCF, M. Pépy est venu en train, et il est arrivé en retard…Etonnant, non ? aurait dit M. Cyclopède. Le cadencement, le cadencement, la SNCF qui n’avait que ce mot à la bouche soumet ses voyageurs à la cadence infernale des trains systématiquement en retard ; ne comptez donc sur personne que vous-mêmes pour vous déplacer.

 

J’en connais qui ont tellement peu confiance dans les transports en commun qu’ils vont rallier Pékin à Londres en vélo. 14.000 km à pédaler, et dans le peloton, on lui souhaite bon courage, Henri Leroux, un habitant de Vineuil qui risque de revenir de sa croisière jaune avec des mollets en béton. En tout cas, s’il n’y arrive pas, il ne pourra s’en prendre qu’à lui-même, car, je me tue à vous le répéter depuis le début de cette chronique, ne comptez plus sur les autres pour vos déplacements !

 

Si Pékin-Londres à vélo vous paraît un peu ambitieux, entraînez-vous à la course à pieds, comme on a vu tous ces marathoniens à Cheverny ce week-end. Des marathoniens, on en connaît, qui sont partis pour certains depuis l’année dernière, avec pour objectif de finir la course en tête au Palais de l’Elysée. Entraînez-vous, courez, marchez, fortifiez-vous les guiboles. Ça pourra toujours vous servir à tenir debout, sinon vous pourriez développer une maladie bien connue des médecins et communément appelé « syndrome d’Eva Joly ».

Vous avez vu, la pauvre Eva, et Dieu sait si je l’aime bien, elle s’est cassé la margoulette dimanche en sortant du cinéma. Interrogée par nos confrères de la presse écrite, elle a déclaré qu’elle avait agi par solidarité avec sa courbe d’intentions de votes : elle voulait savoir quel effet ça faisait, une chute aussi rapide.

 

La semaine prochaine, je vous parlerai de l’influence des parquets bien cirés sur le développement du patinage artistique.

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  • Fabrice Dayron
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain.
Témoin intéressé de son époque.
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain. Témoin intéressé de son époque.

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