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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 07:06
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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 22:17

Depuis ce week-end, le monde a les yeux tournés vers la Grèce. Cela se comprend aisément puisque Demis Roussos est mort. Demis Roussos, l’homme dont le système pileux est un défi à l’idée de déforestation, était un Grec célèbre, connu bien au-delà du cercle fermé des esthéticiennes. Il paraît même que sur un échantillon représentatif de dix ménagères de moins de cinquante ans, huit sont capables de citer le titre d’une œuvre de Demis Roussos quand trois seulement peuvent nommer un bouquin d’Aristote et, pire, que 0,3 sur 10 seulement connaissent le prénom d’un des fameux colonels qui avaient pourtant inventé en Grèce un régime plus célèbre que celui du docteur Dukan.

La Grèce, la Grèce, il n’y en a que pour la Grèce depuis dimanche, il y aurait de quoi en perdre la dette, de la Grèce. A l’heure où le blizzard attaque New York, c’est un véritable tsunami qui emporte toute la planète bobo depuis la victoire de Syriza, le parti d’extrême-gauche aux élections législatives en Grèce.

Il fallait les voir, ou les entendre, réunis dans leur troquet de la place du Colonel Fabien à Paris dimanche soir, beugler des « on a gagné » ( ? ) et chanter l’internationale. Calmons-nous, camarades ! Ne Mélenchon pas tout, même si la tentation des parallèles est grande.

En jetant d’ailleurs un coup d’œil rapide à notre très récente histoire, nos amis Grecs pourraient trouver matière à réflexion. On l’a eu, nous aussi, notre harangueur de foule, notre capitaine de pédalo, celui dont l’ennemi, c’était la finance. Trois ans se sont à peine écoulés que le voilà rendu au Forum de Davos pour se livrer sans vergogne à un exercice bien senti de podosuccion devant tous les grands de ce monde. Rideau, camarade ! Fini le grand soir. Ceux qui avaient cru à ses fabulettes se sont allés faire voir chez vous, amis Grecs. Fin de la récréation, il est temps de reprendre pied dans le monde réel.

Moi-Président nous aura, au final, fait perdre de précieuses années, permettant à la France d’être rétrogradée à la place de 6ème puissance mondiale (mais il ne faut pas désespérer, on doit pouvoir faire pire) avant de reprendre la voie du retour à la réalité, la seule, qu’on le veuille ou non, que ça nous plaise ou non, la seule qui puisse nous emmener ailleurs qu’au fond du gouffre, même si le chemin est escarpé et frôle souvent le précipice.

Oui, chers amis Grecs, ça va se passer de la même façon chez vous demain ; votre bonimenteur devra bien, lui aussi, rabattre son caquet après vous avoir gratifiés de quelques effets de manches. Quand les émissaires de l’euro vont arriver, ils vont vous demander : « Vous partez, non ? » Vous, vous allez tâter un peu de socialisme, il a déjà tellement fait preuve de son efficacité ailleurs, vous allez commencer par redistribuer généreusement de l’argent que vous n’avez pas, vous allez prendre toutes les mesures nécessaires pour décourager ou faire fuir ceux qui pourraient vous sortir de là, et puis quand vous serez arrivés au bout de votre impasse, vous ferez demi-tour pour rentrer de nouveau dans le rang, mais là, attention, la potion va être encore plus difficile à avaler. Cette potion est en effet d’une telle amertume que même les Lapons n’en veulent pas, pas plus que les Inuits : oui, on la trouve âcre au Pôle.

Ainsi, après tant de traits d’esprit sur la Grèce, je vous ferai remarquer que ce n’est pas l’austérité (qu’on peut appeler aussi « saine gestion »), ce n’est pas l’austérité qui tue un pays, c’est le laxisme qui le précède et le retard à se réformer, il n’y a qu’à voir la bonne forme des Anglais ou des Allemands pour le comprendre : plus on attend, et plus ça fait mal. Ah, si Moi-Président pouvait lire mes chroniques !...

La semaine prochaine, je vous raconterai l’histoire du djihadiste blessé au combat qui perçoit une allocation "handicap" à son retour en France. Celle-là, je pense qu’elle ne vous fera pas rire !

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 19:13

Au pays du politiquement correct, les problèmes n'existent pas, puisqu'on n'a pas le droit d'en parler, jusqu'au jour où ça nous saute à la figure. Ce qui vient de se passer n'a manifestement pas servi de leçon, les esprits libres n'ont qu'à bien se tenir !

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 22:00
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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 08:27
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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 16:47

Je suis Charlie, tu es Charlie, il/elle est Charlie, nous sommes Charlie, vous êtes Charlie, ils /elles sont Charlie : on n’en finit pas de la belle unanimité qui, depuis la semaine passée, fait communier dans un même sentiment d’appartenance supporters du PSG et fans de l’OM, défenseurs de la potée et adeptes du bourguignon, inconditionnels de Michèle Torr et groupies de Justin Bieber. A peine quelques fausses notes sont-elles entendues çà et là. On ne peut dire de mal de personne - union nationale oblige - je m’abstiendrai donc de dire ce que je pense de ces abjects abrutis qui refusent de s’associer aux minutes de silence ; on minimise, on tempère, on n’excuse pas encore mais ça ne devrait pas tarder, parce que la vie va bientôt reprendre ses droits, tant pis et tant mieux.

Tant mieux parce qu’au final la vie ne fait que continuer, et c’est la vie qui doit être la plus forte. Tant pis parce qu’on va pouvoir se délecter à nouveau de tous nos petits travers.

Certains n’ont d’ailleurs même pas pu attendre que les cadavres aient refroidi. Les attentats avaient en effet à peine commencé que circulaient déjà les meilleures thèses conspirationnistes, ces fameuses théories qui expliquent tout par le complot, depuis la mort du Christ jusqu’à la pose du stérilet de ma belle-sœur.

Ainsi, de la même manière que le 11 septembre n’avait été que de la poudre aux yeux, les récentes attaques terroristes de Paris n’ont été qu’une vaste machination ! Oui, les gueux, réveillez-vous ! Le monde n’est pas celui que vous présentent les media, bande de veaux ! Ne croyez pas ce qu’on vous raconte. Tous les soirs, des gens se réunissent en secret pour décider du sort de la planète, sur votre dos. Vous êtes manipulés, trompés, bernés, instrumentalisés, intoxiqués par une clique qui, outre les suppôts du capitalisme et de la finance internationale, compte parmi ses zélateurs le Mossad, le groupe Mosanto, une partie de la franc-maçonnerie, la CIA, sans oublier le club des amis de la boule de Romorantin, mais seulement les années bissextiles.

Les névrosés du complot posent des questions dont eux seuls détiennent les réponses, puisqu’ils ne croient personne d’autres qu’eux-mêmes, fonctionnant dans une sorte d’autarcie intellectuelle si tant est que le mot « intellectuel » puisse trouver à s’appliquer. Pour qui s’efforce de regarder les faits avec des œillères et des a priori, cela semble évident : les attentats de Paris portent la marque indélébile d’une organisation par des services secrets, et en l’occurrence les services secrets israéliens. Comment douter d’ailleurs que le Mossad ait pu résister au plaisir de faire assassiner 4 juifs dans un magasin casher ?

Internet recèle le meilleur et le pire ; des analyses des plus oiseuses ou capillotractées pourraient y prospérer. Je m’étonne par exemple qu’on ait négligé à ce point la thèse du suicide dans les dix-sept morts de début janvier ; ou encore que l’affaire ne soit pas étudiée à l’aune de la question « A qui profite le crime ? », car cela saute alors aux yeux. Oui, un complot a bien été ourdi, une conspiration organisée par une société secrète réunissant tout d’abord l’éditeur de Charlie Hebdo, qui n’aurait pas pu organiser de meilleure opération de promotion des ventes, ensuite « Moi-Président », qui prend un vrai bol d’air dans les sondages et doit se dire maintenant « vivement une bonne guerre ! », et enfin l’association-des-gens-qui-prénomment-leurs-enfants-n’importe-comment, à en juger par le nombre de « Charlie » déclarés à l’état civil depuis quinze jours. Ainsi donc, si jamais vous vous posez des questions sur la cuisson de Jeanne d’Arc ou l’explosion de la navette Challenger, n’hésitez pas à me consulter, je lèverai rapidement tous vos doutes !

La semaine prochaine, je vous rappellerai que les voies du Seigneur sont décidément impénétrables en m’étonnant que ce soit au nom de Charlie Hebdo que brûlent les églises au Niger.

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 07:20
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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 20:40

Je n’aurais jamais pensé être autant prémonitoire en vous confiant avant Noël ma crainte de voir le monde basculer quand nous avons l’esprit ailleurs.

On a tué en France la semaine passée les renégats qui osent penser et dessiner librement.

On a tué en France la semaine passée les représentants de l’autorité.

On a tué en France la semaine passée des juifs parce qu’ils étaient juifs.

On a tué en France la semaine passée des innocents qui se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment.

La dernière fois que ces mêmes évènements se sont produits simultanément, c’était entre 1940 et 1945. Comme en 1945, nous sommes descendus massivement dans la rue. Les media sont unanimes : il n’y avait jamais eu autant de monde dans les rues de France depuis la Libération. Sauf qu’à la Libération, quand les gens sont descendus dans la rue, c’est que l’ennemi était dehors. Parti. Raus, und schnell ! Nous, nous sommes descendus dimanche dans la rue alors que l’ennemi est encore là, un peu partout. Nous ne sommes pas plus courageux que nos aînés. Nous n’avions simplement pas le choix. 70 ans de paix, voilà qui nous avait presque fait oublier le bonheur simple de pouvoir se réveiller libre. Thucydide, qui se fait vieux par les temps qui courent, disait déjà qu’"il n’y a pas de bonheur sans liberté, ni de liberté sans vaillance".

La vaillance, nous en avons manqué. Immanquablement. Nous n’avons pas été assez fermes. 70 ans de paix, voilà le ronron qui s’installe et la vermine qui refleurit. On croit que la liberté c’est pour toujours. Les hommes libres oublient qu’ils sont libres, comme le bien-portant oublie qu’il est en bonne santé. L’idéal démocratique, une fois acquis, perd nécessairement de sa splendeur. Avant les évènements de la semaine passée, on pouvait penser que l’horizon de la République se résumait au RSA et à la CMU, on peut trouver plus enthousiasmant pour une jeunesse avide d’idéal.

J'ai eu l’impression dimanche que nous prenions conscience que nous sommes un grand peuple. Pénible certes, mais génial. Un peu comme une famille. On ne peut pas s’empêcher de se titiller, de se chamailler, mais nous ne serions pas les mêmes les uns sans les autres. On a nos boulets, nos « caves de choses inavouables », comme disait Paul Valéry, nos secrets, nos parts d’ombre, mais l’essentiel n’est pas là. L’essentiel, on l’a vu dimanche, est que nous soyons épris de liberté. Si nous avons failli, c’est surtout à nous estimer à notre juste valeur, celle d’un peuple extraordinaire.

De la même manière que les intégristes ne sont pas les musulmans, les Français ne sont pas les colonialistes, les croisés, les esclavagistes, les va-t-en guerre, les racistes, les salopards que les bonnes âmes anachroniques et relativistes qui écrivent l’histoire officielle enseignée à l’école de la république voudraient nous faire croire.

Mais quand on passe son temps à cracher sur notre histoire, quand on prend soin à ne regarder que nos défauts, faut-il s’étonner que des enfants, venus de l’immigration ou pas, aient du mal à aimer un pays qui se déteste ?

Oui, nous sommes un grand pays, et l’estime de soi n’est pas le mépris des autres. Aimons-nous, nom de Zeus ! Aimons-nous et soyons intransigeants : une police qui a les moyens d’agir et une justice qui pense aux victimes avant d’excuser les coupables sont les deux piliers essentiels de l’exercice de la liberté.

La semaine prochaine, je vous parlerai de la merveilleuse habileté du Président américain à mener une politique étrangère mais je risque de n’avoir pas grand-chose à vous dire.

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 07:01
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 20:28

Bonne année, bonne santé, et plein de bonnes choses, et que je t’embrasse…c’est vrai qu’on a tous le début d’année un peu suintant de bons sentiments, légèrement dégoulinant de bonnes intentions. Enfin tous, non, pas vraiment ! Par exemple, « Bonne année mon cul ! », qu’elle aurait pu susurrer la Cécile Duflot à l’oreille de Moi-Président ! L'année 2015 à peine commencée, voilà qu’elle le déteste au moins autant qu’en 2014. Elle ne s’est pas privée pour l’écrire dans le dernier JDD, la Duflot. L’égérie hystérique et sectaire des verts, pardon pour le pléonasme, s’est en effet fendue d’une tribune pour dire tout le mal qu’elle pense de la loi Macron.

La loi Macron, pour les sages qui ne suivent plus l’actualité ou les idiots qui ne la suivent pas, c’est ce avec quoi le gouvernement tente de nous faire accroire que la France se réforme. Bien qu’elle soit inspirée d’une vraie bonne idée, celle qui consiste à vouloir faire sauter les verrous qui étouffent l’activité, la croissance et l’emploi, la loi Macron, sans forcer le trait, est à la réforme ce que l’invention de l’échelle est à la conquête spatiale. Néanmoins, comme on n’a rien inventé depuis le Professeur Coué et sa fameuse méthode, rien ne vaut, pour se persuader qu’on se réforme, que de le répéter en rond.

Je serais cependant curieux de rencontrer une personne capable de m’expliquer ce qu’est la loi Macron, ou encore ce qu’est le pacte de responsabilité, dont Moi-Président nous rebat les oreilles. Qu’y a-t-il là-dedans ? De quoi c’est fait ? Comment ça marche, dirait Michel Chevalet ? On pourrait presque finir par croire que réformer la France consiste à défendre le monopole des chauffeurs de taxis…

Mais foin des digressions, revenons à nos moutons et à Madame Duflot qui a qualifié la susdite loi Macron de « grand bond en arrière », ce sont ses mots. Quelle odieuse et triste référence, quel aveu de positionnement idéologique que cette expression ! Si la loi Macron est un « grand bond en arrière », on comprend logiquement que Mme Duflot lui eût préféré un « grand bond en avant », comme au bon vieux temps de la Chine communiste. La modernité, l’avenir, la solution, les voilà incarnés, c’est le maoïsme ! Qui oserait dire après cela que les conservateurs sont à droite ? Cela pourrait presque prêter à sourire si derrière la référence claire à Mao ne s’entassait une pile de 30 à 40 millions d’hommes, de femmes et d’enfants morts de faim pour assouvir les délires collectivistes du seul tyran de l’histoire qui fut à la mode, principalement chez les agitateurs de salons occidentaux. 30 à 40 millions de morts, ce n’est d’ailleurs qu’une estimation petite-bourgeoise issue de l’analyse des données démographiques, mais même le Parti Communiste Chinois a dû en reconnaître officiellement environ une quinzaine de millions. Il faut bien admettre que ça a de la gueule ! A ne faire craindre qu'aux notaires, aux huissiers ou aux avocats de disparaître, force est d'admettre que la loi Macron manque de (dernier) souffle et d’ambition révolutionnaire !

La semaine prochaine je vous ne proposerai pas un petit rhum avant d’aller au cimetière, ce n’est pas de bon goût, je vous parlerai de mon médecin qui a tendance à devenir dur de la feuille, de soins.

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  • Fabrice Dayron
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain.
Témoin intéressé de son époque.
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