Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 17:54
Partager cet article
Repost0
25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 07:46
Partager cet article
Repost0
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 23:31

Enfin une bonne nouvelle ! Il était temps. Depuis le 7 janvier, rien n’était advenu de sympathique, agréable, jovial ou distrayant. A peine un pigeon s’était-il oublié sur l’épaule de "Moi-Président" le 11 janvier, en plein défilé de soutien à... on ne sait plus qui et on ne sait plus quoi, tant la soi-disant unité nationale, à peine proclamée, a volé en éclat. A part ça, rien.

Des plans sociaux, des usines prêtes à sauter, des attentats à Copenhague, des lois qui s’adoptent sans être votées, des urgences hospitalières engluées dans une épidémie de grippe, rien qui puisse nous mettre les sens en émoi, aucune lueur d’espoir, nulle perspective de réjouissance…et puis, au fond du tunnel, alors que l’obscurité se faisait particulièrement sombre comme pourrait le chanter Indochine, voilà qu’une histoire belge mêlée d’un rayon de soleil asiatique vient secouer notre torpeur : Madame Panda serait en chaleur !

Madame Panda, c’est l’épouse de Monsieur Panda. Malgré l’effroyable ringardise du tropisme, il paraît que, de nos jours, le fait de mélanger un mâle et une femelle reste l’un des meilleurs moyens d’assurer la reproduction de l’espèce, c’est incroyable ce que la nature peut être réactionnaire et homophobe !

Monsieur et Madame Panda sont arrivés en Europe par la Chine, mais pas à pied, n’en déplaisent aux contrepéteurs, non, ils arrivèrent par un convoi exceptionnel à travers les airs, financé par la République Française. Avouez quand même que ça a un peu plus de tenue que tous ces pouilleux de migrants qui traversent la Méditerranée sur des radeaux de fortune pour venir s’échouer à Lampedusa quand ils n’ont pas le bon goût de mourir avant la fin du voyage.

Le Chinois, c’est poli comme dirait le monosexuel. Le Chinois, ça sait se tenir, et pas seulement à deux mains. Monsieur et Madame Panda, c’est Nicolas Sarkozy (l’ancêtre de "Moi-Président" pour les plus jeunes) qui était allé les chercher lui-même dans l’Empire du Milieu. Prêtés par la Chine, Monsieur et Madame Panda, pas donnés, faudrait quand même voir à ne pas abuser. Autant un pays peut donner ses opposants politiques, ses crève-la-faim, ses populations disséminées par une guerre civile, ses sans-dents, autant le panda, ça ne se donne pas, ça se prête. Monsieur et Madame Panda, eux, furent donc prêtés, pour 10 ans, charge à eux de se reproduire d’ici-là, si nous avions quelque ambition de conserver une descendance.

Pas simple, la reproduction du panda. Madame Panda est en chaleur 72 heures par an. Quand j’ai appris ça, j’ai remercié le Seigneur d’être né homme et j’ai décidé d’arrêter de me plaindre des migraines vespérales de ma femme. 72 heures par an. Ça laisse 8688 heures par an (8712 heures les années bissextiles) pour penser aux 72 heures de l’année prochaine : ça doit être l’enfer la vie de Monsieur Panda, certainement l’une des raisons pour lesquelles, à longueur de journée, il se répète : « je mastique le bambou » (où l’on s'aperçoit d’ailleurs du faible niveau intellectuel du panda qui ne connaît même pas le verbe « mâchonner »).

J’en étais à ces considérations zoologiques, grammaticales et anthropomorphiquement navrantes lorsque la consolation se profila à l’horizon : c’est une histoire belge tout ça ! La Madame Panda, dont à propos de laquelle j’avais entendu parler, n’est pas d’ici. Elle habite un zoo en Belgique, et à raison de 72 heures par an, comme me disait un ami Belge : « Elle est en chaleur, une fois ».

La semaine prochaine, je vous raconterai l’histoire du gars qui survole Paris en avion, et vous trouverez ça drone.

Partager cet article
Repost0
18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 19:39
Partager cet article
Repost0
18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 07:29
Partager cet article
Repost0
17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 07:34

« Il ne voit pas que peu à peu tout se décompose

Et va droit à la tombe, épuisé de vieillesse. »

Lucrèce, De rerum natura

« Ils » ont gagné. « Ils », ce sont les intégristes musulmans, tous ceux dont la conception de l’islam n’est soluble ni dans la laïcité ni dans l’égalité homme-femme. « Ils », ce sont tous ceux contre lesquels nous avons marché le 11 janvier dernier, ceux qui en veulent à ce que nous sommes au plus profond de notre identité historique et culturelle, à notre ontologie, pour faire simple et chic.

Ils ont gagné. Pas au point de faire basculer le pouvoir, certes. Jamais une majorité n’approuvera les assassinats de Paris, Sydney ou Copenhague, ni la barbarie exercée contre d’innocentes victimes, simples civils, prisonniers de guerres, travailleurs humanitaires ou chrétiens d’orient. Mais leur véritable combat n’est pas là. Cela ne sert qu’à amuser la galerie, à faire sensation, à maintenir nos yeux rivés sur la seule face émergée de l’iceberg.

Dans un tour de magie, les gestes du magicien permettent de détourner l’attention du spectateur pour qu’il ne regarde pas là où les choses se font. La gestuelle attire l’œil pour masquer la duperie. De la même manière, les décapitations, les exécutions ciblées, aussi abjectes soient-elles, ne sont pas un but en elles-mêmes. Elles ne servent qu’à retenir notre attention pendant que le combat se poursuit ailleurs, sous une autre forme.

La véritable lutte est beaucoup plus insidieuse, pernicieuse, sournoise : il s’agit d’attenter à notre conception de la liberté, de brouiller nos repères, de déplacer le curseur de la tolérance, de l’acceptable, de faire bouger les lignes de front à l’intérieur de notre société.

Le combat, le vrai, leur combat, consiste à introduire le ver dans le fruit, à distiller doucement, incessamment, un venin ravageur ; ravageur mais pas foudroyant, un venin qui, sans heurts, presque sans violence, sans nous terrasser, paralyse peu à peu notre système intellectuel de défense immunitaire jusqu’à le faire abdiquer. Un jour prochain, nous nous réveillerons dans un pays où la liberté d’expression et la liberté de pensée seront mortes de leur belle mort, sans même avoir dû recevoir le coup de grâce.

Comment interpréter en effet les trop nombreux actes d’autocensure, sinon comme autant de signes de notre défaite ?

Que penser de l’afficheur Decaux qui refusait d’orner les colonnes Morris des affiches du dernier spectacle de Patrick Timsit parce qu’on y voyait l’humoriste accroché à une bombe, à côté du titre « on ne peut pas rire de tout » ?

Que penser aussi, plus confidentiel, de l’autocensure de l’artiste franco-algérienne Zoulikha Bouabdellah dont la mairie de Clichy n’a pas voulu exposer l’œuvre après avoir reçu des menaces à peine voilées ? L’exposition, il faut le dire, était particulièrement impie, puisqu’on y voyait 28 paires de talons aiguilles posées sur 28 tapis de prières : insoutenable !

Que penser aussi de la déprogrammation par le maire de Villiers sur Marne du film « Timbuktu » qui raconte l’enfer quotidien d’une ville après sa mise sous séquestre par les islamistes ?

Que penser encore, mais malheureusement pas enfin, de la décision en forme de pied-de-nez de Michel Houellebecq, de renoncer de lui-même à promouvoir son livre au titre évocateur et tristement prémonitoire : « Soumission » ?

La semaine prochaine, j’inviterai l’Angleterre à nous régler 165 milliards d’euro de dédommagement pour l’assassinat de Jeanne d’Arc afin de ne pas laisser à M. Tsipras le monopole du ridicule.

Partager cet article
Repost0
11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 09:59
Partager cet article
Repost0
11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 09:43

Qui dit vacances au bout du monde dit pas de chronique cette semaine. A la semaine prochaine

Partager cet article
Repost0
4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 15:01
Partager cet article
Repost0
4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 14:55

On l’a enterrée en catimini début janvier, c’était la taxe à 75%, la « fameuse taxe à 75% » devrait-on dire. Loin des lazzis, des quolibets, j’appelle aujourd’hui au recueillement et voudrais en ce 153ème mercredi après « Moi-Président » prononcer l’éloge funèbre de la taxe à 75%. Je vous demande donc un peu de silence s’il-vous-plaît. Ça y est ? Merci.

Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs, nous voilà aujourd’hui réunis dans la douleur autour de la dépouille de la taxe à 75%, qui nous a quittés début janvier.

Sa vie fut courte, certes, mais mouvementée, un peu comme une journée de travail de Walker Texas Ranger.

Elle naquit un jour de meeting électoral, où après avoir forcé sur le pousse café, galvanisé par une foule de crédules à laquelle il avait décidé de faire croire que le grand soir pouvait encore arriver, « Moi-pas-encore-Président » promit de taxer les revenus qui dépassaient un million d’euro par an, à hauteur de 75%.

Il s’agissait de faire gober à ceux qui voulaient bien l’entendre que 30.000 personnes allaient résorber le déficit des comptes publics de la France. Cela se passait quelques semaines seulement avant le lancement de la plus vaste opération de racket fiscal de tous les temps sur les « neuf-Français-sur-dix-qui-ne-paieront-pas-plus-d’impôts-l’année-prochaine » comme se plaisait à le dire Jean-Marc Ayrault sans que personne ne s’étrangle.

La question qui restera cependant sans réponse sera toujours la même : pourquoi 75% ? Ça manquait un peu de souffle. Pourquoi pas 80%, ou 100 % ou même 110%. Oui, ça aurait eu de la gueule, mais ça, c’est son côté premier de la classe à Hollande, toujours timoré, toujours trop bien élevé, il n’a pas osé.

La petite taxe à 75% connut des débuts bien difficiles. Recalée à son premier examen, celui du Conseil Constitutionnel à cause de son côté "vexatoire", elle réussit néanmoins à s’imposer dans une version remaniée. Au final, elle aura rapporté environ 400 millions d’euro par an, contre 71 milliards d’euro pour le classique impôt sur le revenu, soit à peine 20 fois moins et d’aucuns se demanderont : cela valait-il la peine de nous casser à ce point les pieds, les oreilles et les génitoires ?

La taxe à 75% dont nous pleurons ensemble aujourd’hui la disparition si précoce aura permis d’illustrer une des grandes leçons d’un économiste Français du XIXème siècle, Frédéric Bastiat, bien connu et enseigné ailleurs qu’en France où Lénine a des avenues quand lui n’a droit qu’à une rue confidentielle du 8ème arrondissement parisien, une des grandes leçons de Frédéric Bastiat disais-je, qui mettait en garde sur « Ce qu’on voit, et ce qu’on ne voit pas ».

Ce qu’on a vu en l’occurrence, avec notre regrettée taxe à 75%, c’est la volonté difficilement contestable de prendre l’argent « là où il se trouve ».

Ce qu’on n’a pas vu avec cette toujours fameuse taxe, c’est beaucoup plus, et bien pire.

Ce que l’on n’a pas vu, c’est cette débauche d’énergie, ce nombre de conseillers ministériels, de juges constitutionnels, de fonctionnaires des impôts, dépenser du temps et donc notre argent pour une chose aussi insigne et vaine.

Ce que l’on n’a pas vu, c’est la contre-productivité de la mesure. Le signal « anti-riches » envoyé au monde autour de nous était surtout un message clair aux investisseurs, aux entrepreneurs : quittez la France, partez ailleurs, ici vos avoirs ne sont pas en sécurité. C’est d’ailleurs ce qu’ils ont fait, les chiffres en attestent : l’investissement étranger s’est effondré en France ces dernières années.

Quand on n’aime pas les riches, comme « Moi-Président », cela n’est pas très grave. Quand on est un ouvrier au chômage qui y restera parce que les porteurs de projets sont partis les développer ailleurs, cela est plus gênant.

La semaine prochaine, je vous inviterai à réfléchir à la question « l’argent peut-il tout ? » à l’aune de la victoire de la France sur le Qatar en finale de la coupe du monde de handball.

Partager cet article
Repost0

Profil

  • Fabrice Dayron
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain.
Témoin intéressé de son époque.
  • Chef d'entreprise, chroniqueur et écrivain. Témoin intéressé de son époque.

De l'esprit du blog

"...Ainsi dès qu'une fois ma verve se réveille

    Comme on voit au printemps la diligente abeille

    Qui du butin des fleurs va composer son miel

    Des sottises du temps je compose mon fiel..."   (Boileau)

Recherche

Pages